الخميس، 28 فبراير 2008

Indice de performance logistique

Indice de performance logistique)
Le Maroc à la 94ème place
Sur une liste de 150 pays, le Maroc occupe la 94ème place sur l’indice de performance logistique.
Etabli pour la première fois par la Banque Mondiale, cet indice repose sur une enquête mondiale réalisée par plus de 800 spécialistes de la logistique et regroupe les résultats obtenus dans sept domaines. Il s’agit des régimes douaniers, des coûts logistiques (notamment les taux de fret), la qualité des infrastructures, la capacité à suivre et localiser les chargements, le respect des délais de livraison ainsi que la compétence du secteur national de la logistique.

Dans le monde arabe, l’Arabie Saoudite est la mieux classée sur cet indice avec la 41ème place. Aussi, le Bahreïn se positionne au 36ème rang, le Koweït au 44ème degré, le Qatar à la 46ème place et Oman en 48ème position. Pour sa part, la Jordanie occupe le 52ème rang dans ce classement international. Le Maroc est aussi devancé par la Tunisie au 60ème rang, par le Soudan au 64ème rang et par la Mauritanie au 67ème rang.

Ce classement mondial sur la logistique est présenté dans une étude, intitulée : « Connecting to Compete : Trade Logistics in the Global Economy », publiée dernièrement par la Banque Mondiale ».

La logistique commerciale, faut-il le souligner, se définit comme étant la capacité d’un pays à accéder aux marchés internationaux pour expédier ses marchandises.

Dans cette étude, indique la CGEM (Confédération Générale des Entreprises du Maroc) dans un récent numéro de son bulletin d’information « CGEM-Info », les enquêteurs de la Banque Mondiale soulignent que, près de l’UE, le Maroc et la Tunisie ont développé des activités de fabrication dans le cadre de chaînes de production avec les sociétés multinationales européennes dans divers domaines comme les vêtements, les pièces automobiles et de l’électronique. “De plus en plus, l’accès des pays aux marchés mondiaux est un facteur fondamental de leur capacité à faire face à la concurrence, se développer, attirer les investisseurs, créer des emplois et réduire la pauvreté” note Danny Leipziger, Vice-président chargé de la lutte contre la pauvreté et la gestion économique à la Banque mondiale.

“Pour les pays qui ne disposent pas de ces moyens d’accès, le coût de l’exclusion est considérable, et ne fait que croître” ajoute-t-il.

D’après cette étude, Singapour, qui est une plaque tournante majeure du transport et de la logistique au niveau mondial, est classée au premier rang.

A l’autre extrême, on trouve des pays à faible revenu, en particulier les pays enclavés d’Afrique et d’Asie centrale. Les pays développés sont ceux qui obtiennent les meilleurs résultats. Parmi les sept pays les plus industrialisés, l’Allemagne est classée 3ème, le Japon 6ème, le Royaume- Uni 9ème, le Canada 10e, les Etats-Unis 14ème, la France 18ème et l’Italie 22ème, sur un total de 150 pays étudiés. On observe également, poursuit la même source, des différences importantes entre des pays en développement dont le revenu est comparable.

Ainsi, la Chine et le Chili occupent respectivement les 30ème et 32ème rangs, tandis que certains pays à revenu plus élevé, des producteurs de pétrole par exemple, ne donnent généralement pas la pleine mesure de leurs capacités. “La logistique est l’un des principaux moteurs de la compétitivité.

Elle peut entraîner le succès ou l’échec d’un pays à l’heure de la mondialisation” affirme Uri Dadush, Directeur chargé du commerce à la Banque Mondiale. “Un pays peut être doté d’un bon régime douanier, mais il suffit qu’il soit peu efficace dans un ou deux domaines de la chaîne logistique pour que ses résultats économiques subissent de graves répercussions. Il donne alors l’impression de ne pas être fiable.

Pour le Maroc, l’ étude appelle au renforcement des capacités des maillons de la chaine de la logistique à forte valeur ajoutée, créatrice d’emplois. Ce qui exige des ressources humaines qualifiées dans les différentes fonctions de la logistique. Or, il est relevé un grand déficit dans les structures éducatives spécialisées dans la formation de techniciens en matière de logistique.

Un autre point soulevé : le coût de la logistique et du transport constitue 50 à 60% du coût de travail et 20% au moins du PIB (contre 10 à 16% en Europe). Hors transport, les coûts logistiques représentent 10% de la V.A.

C’est beaucoup. L’étude préconise alors à ce que la modernisation de la logistique au Maroc, passe par l’amélioration de la logistique extérieure, notamment dans sa relation avec les pays de l’UE et la modification des pratiques dans les entreprises exportatrices et celles de production pour le marché local.

L’étude insiste aussi à ce que la réforme du transport routier de marchandises de 2003 soit consolidée par des mesures complémentaires d’accompagnement pour favoriser l’investissement et l’amélioration de la prestation de service.

Parmi ces mesures, le développement de la formation dans les métiers du transport dont notamment la logistique doit figurer en bonne place. Dans le même sillage, l’étude détaille les fonctions des métiers cibles de technicien supérieur, de technicien logistique, d’agent logistique et de cariste d’entrepôt.

A. CHANNAJE

Edité le: mercredi 13 février 2008.

ليست هناك تعليقات: