الخميس، 13 مارس 2008

Ensemble pour le droit à la santé

« Ensemble pour le droit à la santé)Quelques axes majeurs de la stratégie des pouvoirs publics Maladies chroniques L’Etat s’en charge Les points communs fondamentaux des affections chroniques résident dans leur persistance et dans leur exigence d’un certain niveau de prise en charge au cours du temps. En outre, elles ont des caractéristiques communes préoccupantes :
* Elles progressent partout dans le monde, * Elles remettent sérieusement en question le bon fonctionnement des systèmes de santé actuels et mettent à l’épreuve notre aptitude à organiser des systèmes capables de répondre aux demandes imminentes, * Elles ont de lourdes conséquences sur les plans économique et social et mettent en péril les ressources allouées aux soins de santé, * Elles interpellent les décideurs politiques et les responsables sanitaires et les incitent à épouser la cause du changement et de l’innovation. Rien que les maladies non transmissibles traditionnelles (cardiovasculaires, diabète et cancers) tuent plus de 24 millions de personnes par an et sont donc responsables de près de la moitié du total des décès dans le monde.
Contrairement à ce que l’on croyait, ces maladies ne sont plus l’apanage des pays développés et riches. En effet, elles se manifestent de plus en plus fréquemment dans les pays en développement où elles s’ajoutent désormais aux maladies infectieuses qui y sévissent encore.
Les maladies chroniques sont des maladies évitables et l’expérience internationale en matière de prévention de ces maladies accumulée au cours des 30 dernières années et les résultats d’études d’intervention menées dans la communauté confirment ce fait et ont fourni une base de connaissances considérables sur les méthodes et stratégies d’intervention.
De nombreux pays en développement ont désormais inscrit la prévention des maladies chroniques au nombre de leurs priorités nationales.
Cette démarche est, aujourd’hui, au cœur de la stratégie sanitaire 2008-2012 et le gouvernement de Sa Majesté est décidé à enrayer la propension de ces maladies dont les retombées aussi bien économiques qu’humaines sont lourdes de conséquences. Partenariat public-privé
Un levier fort de la stratégie 2008-2012
Rappel : « La stratégie et plan d’action 2008-2012 », présentée devant le gouvernement par madame la ministre de la Santé, retient l’engagement de « mettre en place une politique de partenariat stratégique avec le secteur privé par une approche participative et par la participation dans le développement des ressources humaines ». Cette stratégie, fondée sur l’implication et la représentation des professionnels des deux secteurs de l’offre de soins, doit évidemment être axée sur l’équité et l’engagement à long terme en faveur de l’effectivité du droit à la santé.
L’avenir du système de santé dépend largement de l’articulation des relations entre les deux secteurs, de leur réactivité et de leur capacité à relever, en parfaite symbiose, les défis existants ou à venir. Cet objectif est lié à la réponse à un certain nombre de questions que tous les acteurs se sont posés :
N’est-il pas temps de combiner les efforts pour remédier ensemble aux dysfonctionnements du système afin de s’armer pour relever les défis futurs ? Comment tirer le meilleur parti des ressources humaines existantes ? Comment optimiser l’utilisation du dispositif de soins public et privé actuel ? Peut-on envisager l’utilisation commune de certains équipements biomédicaux lourds ? Quelles formes de partenariat envisager pour une meilleure complémentarité entre les deux secteurs ? Quels sont les préalables, les instruments à mettre en œuvre et les mesures d’accompagnement ? et pour lesquels ils ont apporté les réponses tout en ayant pour préoccupation de parvenir à une conception nouvelle de la régulation et de l’organisation du système de santé. Partenariat avec les ONG
Complémentarités actives à bâtir
Dans son discours, prononcé à l’occasion de l’ouverture de la première année de la 7ème législature le 11 octobre 2002, devant le Parlement, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, avait appelé à l’adoption d’une politique de proximité comme méthode d’action du Gouvernement. Assurer la proximité des services en impliquant la société civile dans les projets de développement, ainsi que la transparence et l’imputabilité dans un cadre de partenariat conventionnel avec les ONG en tant que représentantes de la société civile, sont, entre autres, des principes de la bonne gouvernance dont l’instauration est fixée comme objectif par le gouvernement marocain.
Ces principes sont bien explicités dans une circulaire du Premier ministre, qui a défini le partenariat comme étant « l’ensemble des relations d’association, de participation et de mise en commun de ressources humaines, matérielles ou financières en vue de l’exécution de prestations sociales, de la réalisation de projets de développement ou de la prise en charge de services d’intérêt collectif ».
Il ressort de la stratégie et du Plan d’Action 2008-2012 que le partenariat avec les ONG est retenu comme étant une priorité stratégique du ministère de la Santé, encore faut-il l’encadrer, l’adapter aux besoins réels de notre système de santé et lui créer un environnement adéquat devant lui garantir son développement et la pérennisation de son action. Cependant, plusieurs questions méritent d’être posées, notamment :
Quelles formes de partenariat envisager pour une meilleure complémentarité entre les deux parties partenaires ? Comment ajouter de la valeur aux programmes et améliorer le rendement des activités ? Comment combiner les efforts pour tirer profit des actions et des expériences réussies ? Quels sont les préalables, les instruments à mettre en œuvre et les mesures d’accompagnement ? Comment faire plus ou mieux avec moins, grâce au partage des coûts, ou des compétences ? Comment attirer des personnes possédant une expertise, des connaissances spécialisées ou acquérir de l’expérience ?
A toutes ces questions, les participants aux travaux de ce atelier ont essayé d’apporter les éclairages nécessaires pour débouche sur un partenariat à la hauteur des défis.
Politique nationale du médicament
Un milliard de dh pour prendre en charge les maladies éligibles au RAMED La Politique Nationale de Santé consacre la jouissance du droit à la santé pour l’ensemble des citoyens marocains. Dès lors, garantir l’accès aux soins et préserver la santé de la population est l’une des missions essentielles de l’Etat, dont l’accomplissement passe par la formulation des politiques et des stratégies sectorielles, leur mise en oeuvre, leur suivi et leur évaluation. La politique pharmaceutique étant un élément essentiel de la politique de santé, le gouvernement accorde une attention particulière au secteur de la pharmacie et considère le médicament ainsi que les autres produits de santé comme étant l’arme essentielle pour prévenir et lutter contre la maladie.
8 milliards de dh : coût des médicaments dans le privé
La consommation des médicaments dans le secteur privé, exprimée en prix public Maroc, a atteint, en 2007, 8 milliards de dirhams. Le budget réservé au médicament dans le secteur public (hôpitaux publics, programmes de santé et CHU) était quant à lui de 700 millions de dirhams et devrait atteindre, à terme, le milliard de dirhams pour prendre en charge les maladies éligibles au RAMED en particulier. La consommation moyenne de médicaments par habitant s’établissait en 2007 à près de 290 dirhams par habitant et par an. Elle est relativement faible en comparaison avec celle des pays développés. Elle connaît des variations importantes entre population riche et pauvre, entre population couverte par l’assurance maladie et celle qui n’est pas couverte et enfin entre population vivant en milieu urbain et population rurale.
Au lendemain de l’indépendance, le Maroc a mis en place une série de mesures dans le domaine du médicament et de la pharmacie tels la promulgation d’un arsenal juridique et réglementaire, l’incitation à la production locale des médicaments, la création d’un laboratoire national de contrôle des médicaments... Ces mesures ont eu pour effet, notamment, d’éviter à notre pays la prolifération de médicaments contrefaits ou de mauvaise qualité et d’assurer jusqu’à 80% de couverture de la consommation des médicaments par la fabrication locale. En dépit de nombreux acquis, le secteur de la pharmacie au Maroc connaît un certain nombre de contraintes, d’insuffisances et de dysfonctionnements, tant au niveau du secteur public que privé, en raison notamment du retard pris dans la mise à niveau de la législation et de la réglementation pharmaceutiques nationales et des mutations profondes que le secteur de la pharmacie connaît au plan international.
Par ailleurs, la mise en place de l’assurance maladie obligatoire est un événement majeur qui pourrait améliorer l’accès des patients marocains aux médicaments et aux autres produits de santé. La loi 65-00 portant code de la couverture médicale de base prévoit que l’assurance maladie obligatoire donne droit au remboursement des frais engagés pour l’achat des spécialités pharmaceutiques inscrites sur une liste de médicaments remboursables. La prise en charge concerne également les médicaments faisant partie de protocoles thérapeutiques validés ou encore ceux qui sont nécessaires au traitement de pathologies longues et coûteuses.
Pour bientôt, 3000 médicaments seront remboursables La démarche adoptée pour la mise en place des listes des médicaments remboursables a été à la fois prudente et attentive aux préoccupations des assurés sociaux et des professionnels de santé puisque la liste initiale des médicaments remboursables a été complétée à deux reprises déjà. Une troisième liste complémentaire devrait bientôt être publiée, portant le nombre de spécialités remboursables au Maroc à près de 3000.
Dans ce contexte, le gouvernement a décidé de se doter d’une Politique Pharmaceutique Nationale dont le but est d’assurer aux patients un accès équitable aux médicaments pour améliorer l’état de santé des populations et promouvoir leur participation au développement socio-économique du pays voulu par Sa Majesté Mohammed VI, que dieu l’assiste. La formulation et l’adoption de la Politique Pharmaceutique Nationale seront accomplies au terme d’un processus participatif mettant en oeuvre des consultations élargies avec les acteurs concernés : professionnels, société civile, secteurs ministériels impliqués, partenaires bilatéraux et multilatéraux. Lutte contre la mortalité maternelle et infantile
Une stratégie ciblée
Le Maroc ayant souscrit aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD) de 2015, les efforts à développer pour ramener le taux de mortalité maternelle à 50 décès pour 100.000 naissances vivantes et le taux de mortalité infantile à 15%°, seront considérables mais non impossibles, le contexte national étant très favorable pour relever ce défi :
* Existence d’un engagement politique très fort et des réformes institutionnelles très avancées, * Existence des possibilités de recouvrement de coûts en cours de généralisation à tout le pays, * Présence de professionnels de santé motivés et prêts à relever ce défi.
Les zones rurales et celles d’accès difficile devront être privilégiées dans nos interventions ; la filière de soins et la relation entre hôpitaux et structures ambulatoires devront être consolidées, la population - à travers les collectivités locales - devra être impliquée à toutes les étapes de cette stratégie.
Edité le: samedi 8 mars 2008.

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