« Ensemble pour le droit à la santé »)Capitaliser sur les acquis Capitaliser sur les acquis de notre système de santé est un pré-requis dont personne ne conteste, de nos jours, le bien fondé.
A commencer par le potentiel humain. Sur ce plan, il est unanimement admis que notre système de santé regorge de compétences (professeurs médecins, toutes spécialités confondues, médecins spécialistes et généralistes, infirmiers et techniciens de santé, personnel para-médical,...) dont la haute technicité est mondialement reconnue. Leur expertise et leur expérience constituent un indicateur de taille ouvrant la voie à une croissance qualitative et quantitative de notre secteur de santé. Concernant l’état de santé de la population, la stratégie 2008-2012 reste sous-tendue par des indicateurs fort performants traduisant ainsi les efforts considérables déployés par notre pays pour améliorer la santé de la population. Ces efforts se déclinent en termes d’éradication d’un certain nombre de maladies (rougeole, paludisme, poliomyélite,...), de généralisation de la couverture vaccinale dont le taux a atteint 95% en 2006, d’amélioration de l’utilisation des contraceptifs par les femmes mariées, de contrôle de l’endémie de la tuberculose et la décentralisation de sa prise en charge avec intégration dans le réseau des soins de santé de base ainsi qu’en terme de généralisation de l’accès et de la gratuité à la thérapie pour les malades atteints du Sida et d’amélioration de la sécurité et de la qualité des soins au profit des malades diabétiques.
Force est de souligner ici le rôle des ONG et associations qui oeuvrent en partenariat avec l’Etat afin de soulager les souffrances des malades. S’agissant de l’offre de soins, le ministère de la Santé souligne que la couverture sanitaire par les Etablissements de Soins de Santé de Base (ESSB) s’est nettement améliorée. En effet, le nombre de ces établissements se monte, de nos jours, à 2578 (données 2006) contre 394 en 1960. Quant à la desserte de la population qui était à 29.500 habitants à cette dernière date, elle s’est établie il y a deux ans à 11.890. Le ratio habitant par ESSB en milieu rural est passé au cours de cette même période de 27.300 à 7164.
S’agissant des hôpitaux, leur nombre est passé au titre de la même période de 52 à 130, dont 35 sont des hôpitaux spécialisés. Le réseau hospitalier est en train d’être renforcé, aujourd’hui, par la construction de trois nouveaux centres hospitaliers universitaires et de pôles d’excellence.
En atteste l’inauguration récemment par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à Marrakech, de l’hôpital « mère et enfant » qui constitue la première phase du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Mohammed VI.
Sur le plan ressources humaines, les données officielles soulignent une évolution positive de l’effectif des médecins qui est passé de 979 en 1960 à plus de 17.000 en 2006, faisant que la densité médicale s’établit ces dernières années à 1 médecin pour quelque 1700 habitants. Cet effort s’est accompagné du renforcement et du relèvement du niveau de la formation par la mise en place de structures appropriées.
Par ailleurs, en 2005, un saut qualitatif a été franchi en matière de couverture médicale pour tous, à travers la signature à Agadir, sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, de la charte de mise en œuvre du code de couverture médicale. Fruit d’un effort coordonné et d’un consensus entre le gouvernement de Sa Majesté, les partenaires économiques et sociaux ainsi que les acteurs du secteur de la Santé, cette charte, outre qu’elle consacre le droit à la santé comme un droit fondamental, renforce la solidarité sociale, l’entraide et la lutte contre l’exclusion et la marginalisation.
Le système qui été mis en place comporte deux régimes : l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et le Régime d’Assistance Médicale (RAMED).
Au plan de ces multiples acquis, il ne faut pas oublier que notre pays a réalisé depuis l’indépendance des avancées considérables dans le domaine pharmaceutique. Aujourd’hui, et alors qu’il est en mesure d’assurer la couverture de 70% de sa consommation en médicaments par la fabrication locale, il se positionne au 2ème rang en Afrique à travers son industrie de production d’une large gamme de produits obéissant aux standards de qualité internationaux. Les efforts qui sont déployés également dans les domaines de la sécurité sanitaire sont de nos ours palpables et le ministère de la Santé veille avec beaucoup de soins à assurer la qualité des médicaments et des produits pharmaceutiques, à renforcer et à sécuriser l’approvisionnement du sang et à renforcer également la prévention à l’égard des maladies professionnelles et des problèmes toxicologiques.
Edité le: samedi 8 mars 2008.
A commencer par le potentiel humain. Sur ce plan, il est unanimement admis que notre système de santé regorge de compétences (professeurs médecins, toutes spécialités confondues, médecins spécialistes et généralistes, infirmiers et techniciens de santé, personnel para-médical,...) dont la haute technicité est mondialement reconnue. Leur expertise et leur expérience constituent un indicateur de taille ouvrant la voie à une croissance qualitative et quantitative de notre secteur de santé. Concernant l’état de santé de la population, la stratégie 2008-2012 reste sous-tendue par des indicateurs fort performants traduisant ainsi les efforts considérables déployés par notre pays pour améliorer la santé de la population. Ces efforts se déclinent en termes d’éradication d’un certain nombre de maladies (rougeole, paludisme, poliomyélite,...), de généralisation de la couverture vaccinale dont le taux a atteint 95% en 2006, d’amélioration de l’utilisation des contraceptifs par les femmes mariées, de contrôle de l’endémie de la tuberculose et la décentralisation de sa prise en charge avec intégration dans le réseau des soins de santé de base ainsi qu’en terme de généralisation de l’accès et de la gratuité à la thérapie pour les malades atteints du Sida et d’amélioration de la sécurité et de la qualité des soins au profit des malades diabétiques.
Force est de souligner ici le rôle des ONG et associations qui oeuvrent en partenariat avec l’Etat afin de soulager les souffrances des malades. S’agissant de l’offre de soins, le ministère de la Santé souligne que la couverture sanitaire par les Etablissements de Soins de Santé de Base (ESSB) s’est nettement améliorée. En effet, le nombre de ces établissements se monte, de nos jours, à 2578 (données 2006) contre 394 en 1960. Quant à la desserte de la population qui était à 29.500 habitants à cette dernière date, elle s’est établie il y a deux ans à 11.890. Le ratio habitant par ESSB en milieu rural est passé au cours de cette même période de 27.300 à 7164.
S’agissant des hôpitaux, leur nombre est passé au titre de la même période de 52 à 130, dont 35 sont des hôpitaux spécialisés. Le réseau hospitalier est en train d’être renforcé, aujourd’hui, par la construction de trois nouveaux centres hospitaliers universitaires et de pôles d’excellence.
En atteste l’inauguration récemment par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à Marrakech, de l’hôpital « mère et enfant » qui constitue la première phase du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Mohammed VI.
Sur le plan ressources humaines, les données officielles soulignent une évolution positive de l’effectif des médecins qui est passé de 979 en 1960 à plus de 17.000 en 2006, faisant que la densité médicale s’établit ces dernières années à 1 médecin pour quelque 1700 habitants. Cet effort s’est accompagné du renforcement et du relèvement du niveau de la formation par la mise en place de structures appropriées.
Par ailleurs, en 2005, un saut qualitatif a été franchi en matière de couverture médicale pour tous, à travers la signature à Agadir, sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, de la charte de mise en œuvre du code de couverture médicale. Fruit d’un effort coordonné et d’un consensus entre le gouvernement de Sa Majesté, les partenaires économiques et sociaux ainsi que les acteurs du secteur de la Santé, cette charte, outre qu’elle consacre le droit à la santé comme un droit fondamental, renforce la solidarité sociale, l’entraide et la lutte contre l’exclusion et la marginalisation.
Le système qui été mis en place comporte deux régimes : l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et le Régime d’Assistance Médicale (RAMED).
Au plan de ces multiples acquis, il ne faut pas oublier que notre pays a réalisé depuis l’indépendance des avancées considérables dans le domaine pharmaceutique. Aujourd’hui, et alors qu’il est en mesure d’assurer la couverture de 70% de sa consommation en médicaments par la fabrication locale, il se positionne au 2ème rang en Afrique à travers son industrie de production d’une large gamme de produits obéissant aux standards de qualité internationaux. Les efforts qui sont déployés également dans les domaines de la sécurité sanitaire sont de nos ours palpables et le ministère de la Santé veille avec beaucoup de soins à assurer la qualité des médicaments et des produits pharmaceutiques, à renforcer et à sécuriser l’approvisionnement du sang et à renforcer également la prévention à l’égard des maladies professionnelles et des problèmes toxicologiques.
Edité le: samedi 8 mars 2008.
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