Au lendemain des élections législatives qu’a connu le Maroc, le terme « participation » est devenu le leitmotiv de tous les discours politiques et médiatiques .Une frénésie de débats et d'analyses est engagée de part et d'autre pour étudier et tirer les leçons potentielles de cette nouvelle donne.
Dans cette perspective ; nous allons faire point sur la participation au processus démocratique dans les démocraties internationales et au Maroc pour voir si cette dernière peut se limiter seulement à un simple vote le jour du scrutin, ainsi que les efforts déployer par l'état et par la société civile pour promouvoir la culture de participation dan notre pays.
I -Le processus démocratique et la a participation.
a-Le processus démocratique :
le processus démocratique peut être défini comme étant l'ensemble des étapes que doit franchir un pays pour passer d'un état totalitaire à un état démocratique doté d'institutions politiques,judiciaires et administratives capables d'assurer un bonne gouvernance des affaires publiques aux différents nivaux de responsabilité.
b-Les modes de participation démocratique.
Tout le monde est d'accord que le vote aux différents scrutins revêt une importance fondamentale dans toutes les démocraties du monde dans la mesure où c'est le moyen le plus fiable qui permet aux électeurs de choisir leurs représentants aux différentes instances politiques .Or il existe d'autres mécanismes de participation démocratique,et on peut citer à titre d'exemple :les sondage,les référendums les débats publiques,les débats télévisés,vote sur Internet….etc.
Les parties politiques, les syndicats, les ONG, et les associations représentent le cadre idéal d'encadrement et de mobilisation de la population en vue de promouvoir la participation massive des citoyens en les impliquant à défendre leurs droit et leurs valeurs tout au long de l'année et les tenir partie prenante dans toute toutes les actions entreprises par l'état durant tout le processus, de la conception jusqu'à la réalisation sur le terrain puis en assurer le suivi de manière permanente ;la société civile jouera ainsi le rôle de proposition,de lobbying ,et d'observation.
c- la participation politique au maroc.
La culture de participation ne date pas d’hier mais c’est une culture qui trouve ses racines dans un passé lointain ; dans le cadre d’un système tribale déconcentré, simple et efficace ; ainsi on peut parler du rôle de l’institution démocratique « Jmàa » chargée de gérer le vécu quotidien de la population par le biais de la participation collective, ,la division du travail le travail en group « Touiza » dans la réalisation de projets communs d’eau,voirie,agriculture…etc.
Après l’indépendance, le système tribale cède la place un autre système encore plus complexe, hérité du protectorat ; et cette culture de participation n’a pas été, malheureusement, prise en compte par l’appareil administratif nouvellement installé.
Dans ce cadre les auteurs distingue actuellement deux types de démocraties au Maroc ; l’une politique et l’autre administrative non synchronisées ;car tous les efforts ont été focalisés sur l’aspect politique, qui consiste dans la mise en place des institutions politiques et administratives au détriment de l’aspect relationnel avec les citoyens.relégué au 2eme plan. Et c’est justement ce qui explique cette tendance à la limité la participation politique dans son simple aspect électorale et saisonnier.
Les années de plomb avaient aussi un effet négatif sur la participation des citoyens en raisin de ce manque de confiance et de cette tension qui régnaient au pays.
II-Les efforts déployés pour promouvoir la participation politique au Maroc.
Depuis les années 90 des efforts louables ont été engagés de S.M le roi et du gouvernement pour pallier à ce dysfonctionnement ;dans ce cadre on peut citer :
-Le règlement du problème du droit de l’homme et la fermeture des centres secrets de détention,la création de l’I.E.R
-Création diwan almadalim
--l’adoption de la décentralisation et de déconcentration dans la gestion de la chose publique.
-création du haut conseil du droit de l’homme
-création des tribunaux administratifs et commerciaux
-adoption du nouveau concept de l’autorité fondé sur la citoyenneté, la dignité .le développement et l’équité
-l’I.N.D.H est venue pour réintégrer la couche vulnérable,marginalisée dans le circuit économique,sociale et politique
- projets de modernisation de l’administration
-libéralisation du champs audiovisuel
La société civile et surtout les associations en particulier ont fait déjà de géants pas dans ce sens et ont réussi à raviver cet esprit participatif, avec des actions concrètes sur le terrain ;chose que les parties politique n’ont pas réussies à réaliser.
En fin il faut dire que toutes ces mesures qui visent la préparation d’un environnement propice pour promouvoir la participation politique, devront s’accompagner d’un changement de mentalités de la part de l’administration,des parties politiques,des syndicats et des citoyens eux même ;dans le cadre d’un état de droit fondé sur la citoyenneté la dignité et le respect mutuel pour.
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